Plus que trois jours. Dans 72 heures, je monte dans un train à la gare de Lyon, direction Bruxelles — première étape d’un voyage de 10 000 km vers le Japon, sans prendre l’avion. Trois jours, c’est à la fois une éternité et rien du tout.
Cet article est le quatrième du blog. Je l’écris parce que ces derniers jours avant le départ méritent d’être racontés : entre excitation, logistique de dernière minute et émotions inattendues. Voici 10 choses à savoir sur la situation à J-3.
1. Un visa obtenu sur les deux — et c’est suffisant
Le visa électronique russe est dans la poche. C’est l’élément crucial pour traverser la Russie via le Transsibérien, colonne vertébrale de ce voyage. D’ailleurs, si tu prépares un trajet similaire, sache que la Russie a étendu le e-visa à 30 jours — une vraie bonne nouvelle pour les voyageurs terrestres.
Côté Japon, le visa long séjour (6 mois, en tant que nomade digital) n’a pas été accordé. Mais ce n’est pas un drame : le Japon autorise un séjour de 3 mois sans visa, avec la possibilité de sortir du territoire pour renouveler. On s’adapte.
2. Les billets de train sont (quasi) tous réservés
La majorité des billets de train sont bouclés. Le parcours est tracé : Bruxelles en European Sleeper, puis Prague en train de nuit, Varsovie, Vilnius, Tallinn, Moscou, puis le Transsibérien jusqu’à Vladivostok.
Seuls deux tronçons restent en suspens : la Lettonie-Estonie (impossible de réserver si longtemps à l’avance) et le ferry vers la Corée du Sud. Rien d’inquiétant — on verra sur place. Si tu veux le détail complet de l’itinéraire, c’est dans France-Japon en train.
3. Neko est chez mes parents
Neko — qui signifie “chat” en japonais, oui — est confiée à mes parents pour la durée du voyage. C’est un détail qui peut sembler anodin, mais quand tu pars plusieurs mois, chaque aspect de ta vie quotidienne doit être organisé. Ça fait partie des réalités du voyage solo longue durée qu’on n’évoque pas assez.
4. Un dernier aller-retour à Paris pour le passeport
Le passeport a dû être récupéré à l’ambassade du Japon après la demande de visa. Un aller-retour express à Paris, comme une dernière formalité administrative avant de tout lâcher.
5. La question de l’argent : euros, roubles et yens
En Europe, l’euro simplifie tout. En Russie, c’est une autre histoire : les paiements par carte ne sont pas autorisés en raison du contexte géopolitique, donc je retirerai des roubles en liquide avant la frontière. Au Japon, la carte sera privilégiée — même si le pays reste plus orienté cash qu’on ne le croit. Ce sont des détails pratiques à anticiper quand on prépare un tel voyage.
6. Séances de kiné pour partir en forme
Une entorse à la cheville en décembre m’a rappelé que le corps aussi doit être préparé. Deux séances de kiné par semaine depuis un mois pour arriver en pleine forme. Quand tu sais que le voyage implique des heures de marche quotidiennes et une ascension du Mont Fuji dans quelques mois, mieux vaut ne pas négliger ça.
7. Grand ménage et mise en location de l’appartement
L’appartement est nettoyé de fond en comble et préparé pour une location en bail mobilité. Un bon moyen de couvrir une partie des frais pendant mon absence — et un aspect concret de la préparation qu’on oublie souvent quand on parle de vie nomade.
8. Les derniers détails logistiques
Les finitions du sac. Un changement de lunettes de soleil suite à une opération. Un double des clés. Et surtout : le contenu pour les longs trajets en train. Sur ma liseuse : des livres. Sur mon téléphone : des films, des séries, des exercices de japonais. Sans oublier de vérifier son forfait mobile adapté au voyage pour rester connecté à travers les différents pays.
Car oui, apprendre le japonais fait partie du voyage. Les dizaines d’heures de train entre la France et le Japon, c’est aussi un temps d’apprentissage précieux.
9. Côté émotions : entre excitation et vertige
Je suis heureux de partir. Vraiment. Mais je mesure aussi ce que je laisse derrière moi : ma famille, mes amis, un quotidien que j’aime beaucoup. Dire au revoir, c’est accepter que tout va changer — y compris soi-même.
Ce voyage, c’est un défi à plusieurs niveaux. Physique, logistique, émotionnel. C’est exactement ce que je décris dans l’importance de savoir s’écouter en voyage : reconnaître ses émotions sans les juger, et avancer quand même.
10. Mon niveau de japonais ? Honnêtement, 2 sur 10
Si tu insistes… je dirais niveau 2 sur 10. Malgré les bonnes intentions, le temps consacré à l’apprentissage a été limité par tous ces préparatifs. Mais je compte bien rattraper ça dans le Transsibérien : six jours de train entre Moscou et Vladivostok, c’est l’occasion parfaite pour réviser les kana.
Et maintenant ?
Dans trois jours, c’est le grand départ. Le projet fou de Nomade sur rails passe de la théorie à la pratique. Bruxelles, Prague, Varsovie, Vilnius, Tallinn, Moscou, le Transsibérien, Vladivostok, la Corée, et enfin le Japon — un itinéraire complet en train et en ferry, dans une démarche de voyage bas-carbone.
La suite ? Elle s’écrira sur les rails.
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